Les serviettes : partout, pour quelques centimes
Les serviettes hygiéniques (băng vệ sinh) sont en rayon dans toutes les supérettes, de Circle K à FamilyMart en passant par GS25 et WinMart+, dans les supermarchés comme Co.opmart, WinMart, AEON, Lotte Mart ou GO!, dans les chaînes de pharmacies Long Châu et Pharmacity, et jusque dans la plus petite épicerie de quartier (tạp hóa) ou sur l'étal d'un marché. Les marques les plus courantes sont Diana, Kotex et Laurier.
Les prix sont bas : un paquet de serviettes de jour coûte à partir de 12 000 dongs environ, et un paquet de serviettes de nuit de 35 cm de 22 000 à 45 000 dongs selon la marque et le nombre de pièces. Soit environ 2 000 à 9 000 dongs (0,07 à 0,30 €) la serviette. Inutile d'en remplir sa valise.
Bien choisir ses serviettes
Prenez des serviettes à ailettes (có cánh) : elles tiennent mieux en place dans la chaleur et pendant les longs trajets. Les serviettes vietnamiennes sont aussi souvent plus courtes, et souvent plus épaisses, que celles vendues en Europe ou en Amérique du Nord. Les modèles de jour mesurent en général 23 à 28 cm ; en cas de flux abondant, achetez des serviettes de nuit (ban đêm), qui existent en 29, 35 et même 42 cm, et portez-les aussi le jour si besoin. Vous préférez les modèles fins ? Cherchez la mention « siêu mỏng » (ultrafine) sur le paquet. Les protège-slips s'appellent « băng vệ sinh hàng ngày ».
Avec la chaleur, changez de serviette plus souvent qu'à la maison, toutes les trois à quatre heures, même si elle n'est pas pleine : l'humidité et les frottements favorisent vite irritations et mycoses par 35 °C. Des sous-vêtements légers en coton aident.
Les tampons : emportez votre stock
Les tampons sont rares au Vietnam, où peu de femmes en utilisent. Dans les grandes villes, quelques grands supermarchés, pharmacies et magasins de produits de beauté en proposent parfois, souvent sans applicateur, et le choix est limité. Hors de Hanoï, de Hô Chi Minh-Ville et de Da Nang, comptez n'en trouver aucun. Si vous en utilisez, emportez tout votre stock pour le voyage, en plusieurs tailles.
Quelle que soit la marque, la règle habituelle s'applique : changez de tampon toutes les quatre à huit heures, jamais plus de huit, pour limiter le risque de syndrome du choc toxique.
La cup : oui, avec de l'eau propre
La cup menstruelle (cốc nguyệt san) est pratique pour un long voyage, mais le Vietnam complique deux étapes. D'abord, l'eau du robinet n'est pas potable et contient des bactéries : rincez la cup à l'eau en bouteille ou à l'eau bouillie, jamais à l'eau du robinet. Entre deux cycles, stérilisez-la quelques minutes dans de l'eau qui vient de bouillir : la bouilloire électrique présente dans la plupart des chambres d'hôtel fait l'affaire, avec une tasse qui supporte la chaleur.
Ensuite, vider une cup demande un endroit propre. Beaucoup de toilettes en voyage, dans les gares routières, sur les aires d'arrêt, dans les marchés ou les villages, sont des toilettes à la turque sans lavabo dans la cabine, parfois sans porte qui ferme bien. Emportez une petite bouteille d'eau et des mouchoirs pour rincer et essuyer, et videz la cup à l'hôtel dès que possible : la plupart des cups se portent jusqu'à 12 heures, selon les marques.
Les cups se vendent rarement en magasin au Vietnam, car peu de Vietnamiennes en utilisent : emportez la vôtre.
La culotte menstruelle : le problème de la chaleur et de l'humidité
La culotte menstruelle fonctionne, avec deux limites au Vietnam. Portée longtemps dans la chaleur humide, elle reste mouillée contre la peau, ce qui favorise irritations et mycoses : changez-la plus souvent que ne l'indique l'étiquette. Et il faut la faire sécher. Dans le Nord, surtout de février à avril, quand l'humidité du « nồm » fait ruisseler murs et carrelages, le linge étendu à l'intérieur peut mettre plusieurs jours à sécher, et dehors il ne sèche jamais sous la bruine.
Quelques astuces : emportez plus de culottes qu'à la maison, faites-les sécher dans la chambre climatisée, la climatisation asséchant l'air, et évitez les sèche-linge des blanchisseries d'hôtel, que la plupart des marques déconseillent. Pour un séjour court, les serviettes restent le plus simple.
Les toilettes en voyage
Les toilettes publiques disposent rarement de papier toilette : ayez toujours sur vous des mouchoirs ou un petit rouleau, et quelques lingettes. Beaucoup ont une douchette à côté de la cuvette, et dans les vieux bâtiments comme à la campagne, le papier se jette à la poubelle plutôt que dans la cuvette, pour ne pas boucher les canalisations. Serviettes et tampons usagés vont toujours à la poubelle : enveloppez-les dans du papier ou dans l'emballage de la serviette neuve, et gardez quelques petits sacs pour les fois où il n'y a pas de poubelle.
En bus de nuit, les arrêts toilettes peuvent être espacés de plusieurs heures, et seuls certains bus ont des toilettes à bord : mettez une longue serviette de nuit avant de monter. En trek avec une nuit chez l'habitant dans les montagnes, autour de Sapa ou sur la boucle de Ha Giang, emportez de quoi tenir tout le trek, car les épiceries des villages ont rarement des serviettes de nuit longues. À la plage, seuls un tampon, une cup ou un maillot menstruel permettent de se baigner.
Douleurs, pharmacies et quand consulter
Les pharmacies (nhà thuốc) vendent partout serviettes et antidouleurs : paracétamol et ibuprofène s'achètent sans ordonnance, et le guide des pharmacies vietnamiennes explique comment les demander. Une exception : en cas de fièvre, prenez seulement du paracétamol tant que la dengue n'a pas été écartée, car l'ibuprofène et l'aspirine sont dangereux dans ce cas.
Une douleur inhabituelle, des saignements très abondants ou des signes d'infection justifient une consultation : les hôpitaux et cliniques internationaux de Hanoï, Hô Chi Minh-Ville et Da Nang ont l'habitude des patients étrangers.
Temples et coutumes
Le bouddhisme vietnamien n'interdit pas l'entrée des pagodes aux femmes pendant leurs règles, et la grande majorité des temples accueillent tout le monde, en toutes circonstances. Quelques temples de village plus conservateurs gardent d'anciennes coutumes : si un panneau ou un gardien vous le demande, respectez-le simplement. Le reste du temps, les règles habituelles de l'étiquette des temples s'appliquent.
Les mots utiles
| Vietnamien | Sens |
|---|---|
| Băng vệ sinh | Serviette hygiénique |
| Có cánh | À ailettes |
| Ban đêm | De nuit (serviettes plus longues) |
| Siêu mỏng | Ultrafine |
| Băng vệ sinh hàng ngày | Protège-slip |
| Tampon | Tampon |
| Cốc nguyệt san | Cup menstruelle |
| Quần lót kinh nguyệt | Culotte menstruelle |
| Thuốc giảm đau | Antidouleur |
| Tôi đang có kinh | J'ai mes règles |
| Ở đâu bán băng vệ sinh ? | Où acheter des serviettes ? |
| Nhà vệ sinh ở đâu ? | Où sont les toilettes ? |
Ce qu'il faut emporter
- Vos produits habituels pour les premiers jours, et tout votre stock de tampons si vous en utilisez.
- Votre cup, si vous en utilisez une, avec une petite bouteille d'eau pour la rincer.
- Des mouchoirs ou un petit rouleau de papier toilette, des lingettes et quelques petits sacs.
- Des culottes menstruelles en plus si c'est votre choix, et des sous-vêtements légers en coton.
- Un antidouleur que vous connaissez bien, même si les pharmacies en vendent partout.
Pour tout le reste, de la sécurité à la tenue, voyez le guide des voyageuses en solo au Vietnam.



