Le Festival des beaux-arts des jeunes artistes 2014 prévu en août exposera une centaine d’œuvres. Au programme, peinture à huile, art visuel, ciselure, art d’installation, tableau en soie, peinture acrylique. Mais la question de la créativité hante les esprits.

Cet événement révèle un grand nombre de jeunes artistes. Selon les gestionnaires des beaux-arts, actuellement, ils représentent une part importante. Cependant, la qualité artistique demeure la grande question.

D’après Hoàng Minh Duc, un responsable du Département des beaux-arts et de la photographie (ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme), ce festival attirera plus de 700 œuvres de diverse catégories. «En général, les œuvres ne captivent pas. Très peu de celles qui sont exposées séduisent le comité d’organisation», affirme-t-il.

Selon lui, le contenu même du festival démontre le désintérêt des jeunes artistes vietnamiens pour l’art contemporain. En cause : «Beaucoup d’œuvres exploitent essentiellement la sculpture, la peinture ou le relief décoratif alors que très peu s’intéressent à l’art d’installation et l’art visuel». Abondant dans le même sens, un critique confie que ces derniers temps, très peu d’auteurs, particulièrement les jeunes créent et innovent. De plus, beaucoup s’inspirent du courant étranger délaissant des valeurs traditionnelles.

Indexés, les jeunes sont à la défensive. Selon le peintre Lê Quôc Si, la plus grande difficulté d’un artiste est de voir son œuvre dépréciée par le public après y avoir énormément consacré temps et efforts.

Pour sa part, le peintre Nguyên Minh Tuân plaide pour davantage d’organisation des concours afin de susciter plus de créativité, surtout chez les peintres vivant en zones rurales. «Les concours devraient créer de nouvelles attractions pour séduire les jeunes artistes», dit-il.

Source: CVN