La floriculture garde son bouquet à Dà Lat
Mettre à jour: 11 Mars 2014
Grâce à son climat douce toute l’année, la ville de Dà Lat, sur les Hauts Plateaux du Centre, dispose d’une incroyable variété de fleurs, sauvages et cultivées. La floriculture permet aujourd’hui à la ville de préserver son identité culturelle tout en dopant l’économie, notamment le tourisme.

Village floral Van Thanh

La floriculture occupe une place importante dans l’économie de Dà Lat. Les conditions climatiques et la qualité des sols de la région favorisent la culture de nombreuses espèces de fleurs précieuses. Dès les années 1930, les fleurs étaient cultivées dans les jardins des villas, le long des rues, ou à flanc de colline. Elles sont devenues le symbole de la ville, une image habituelle qui vient à l’esprit lorsque l’on pense à Dà Lat.

Omniprésentes dans les parcs, sur les chemins, les balcons des maisons, autour du lac, les fleurs caractérisent cette ville d’altitude surnommée «la ville aux milliers de fleurs» par la beauté éblouissante de ses mimosas, roses, oeillets, lys, chrysanthèmes et autres orchidées. D’après les habitants locaux, les fleurs symbolisent la vitalité de la terre, de la nature mais aussi de l’homme de Dà Lat. Ici, toutes permettent d’embellir les lieux publics, notamment les espaces verts, conférant à la ville un sacré cachet.

Actuellement, la ville est une région spécifique de floriculture. Elle est même la plus vaste du pays avec 6.200 hectares, représentant 69,3% de la superficie floricole de la province de Lâm Dông. Entre 2012-2013, cette dernière a augmenté de 47,5% par rapport à 2011. La production florale de Dà Lat représente 74% de la production totale de la province, avec 1,9 milliard de tiges en 2013.

Trésor de couleurs et de parfums


Difficile de recenser avec exactitude le nombre d’espèces florales qui coexistent ici. Selon des données de l’année 2013, Dà Lat dispose d’environ 400 espèces de fleurs avec des milliers de variétés, locales ou importés d’Asie, d’Europe ou d’ailleurs. Les chrysanthèmes et les lys sont les deux espèces les plus cultivées. Il existe plus de 60 variétés de chrysanthèmes, une dizaine de lys, près de 50 d’orchidées, 20 de gerberas, etc. Sans compter des roses rouges, jaunes, blanches, des pensées jaunes ou violettes, des camélias blancs et rouges du Japon, etc. Certaines variétés ne poussent qu’à Dà Lat tels le mimosa raffiné, les «immortelles» multicolores et, en particulier, le flamboyant mauve.

«À partir des histoires sur les fleurs que nous ont racontées nos ancêtres, je suis fier de faire partie de ceux qui perpétuent la floriculture dans ma ville. Les fleurs de Dà Lat prennent du galon dans le pays et même dans le monde. Et les cultivateurs comme nous n’oublient jamais d’étudier pour disposer d’un solide bagage dans ce métier traditionnel», confie Vu Nhuân, du village de Hà Dông, l’un des plus anciens villages de floriculture.

Filon économique et touristique

Dans le plan général de restructuration économique à l’horizon 2020 de la ville de Dà Lat et de la province de Lâm Dông est écrit noir sur blanc le rôle important que doit jouer Dà Lat, laquelle a pour mission de devenir une grande région productrice de fleurs de qualité non seulement de la province mais encore du pays. Ainsi, un programme de développement de la floriculture à l’aide des hautes technologies a été lancé. Objectif : transformer Dà Lat en un centre floricole industrialisé d’envergure, capable de fournir suffisamment de fleurs de qualité sur le marché domestique et à l’exportation.

Dà Lat est la localité la plus en vue du pays dans l’application et l’introduction des progrès technologiques dans la production florale, avec une cinquantaine de laboratoires où les fleurs sont multipliées grâce à des techniques avancées. La floriculture connaît un bel essor depuis 1993, lorsque la compagnie Dalat Hasfarm, spécialisée dans la production marchande des fleurs, a vu le jour, ouvrant une nouvelle étape dans les biotechnologies. La culture des fleurs en plein air a été graduellement remplacée par celle en serre, ce qui a permis aux horticulteurs de modifier le taux d’humidité, la lumière et la durée d’évolution des espèces.

 

Source: CVN