Sous le règne des seigneurs Nguyên, le
temple de la Littérature (Van Miêu) a été bâti et déplacé 3 fois dans les villages
de Triêu Son, Long Quan et Long Ho.
En 1808, Gia Long et la Cour décidèrent de choisir une colline basse
en amont de la pagode de Thien Mu, sur la rive gauche de la rivière
des Parfums (l’endroit actuel), pour rebâtir ce temple de la
Littérature majestueux et grandiose.
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À cette époque, l’école des Fils du Royaume (Quoc Tu Giam) a aussi
été bâtie ici et elle a fonctionné jusqu’en 1908, avant d’être
transférée à l’intérieur de la Citadelle. Les travaux de
construction du temple de la Littérature commencèrent le 17 avril
1808 pour s’achever le 12 septembre 1808.
Le temple est orienté vers le sud. Toutes les constructions
architecturales principales furent bâties sur une terrasse denviron 160 m de côté
et surélevée de 3 m. Tout autour, il y avait une muraille de défense.
En tout, on comptait environ 50 constructions de toutes tailles, parmi lesquelles le
temple de la Littérature (Temple dédié au culte de Confucius, de Tu Phoi, et des douze
philosophes) et les deux bâtiments Dong Vu et Tay Vu (dédiés au culte des 72 sages et
des anciens lettrés), le Than Tru (la cuisine), le Than Kho (lentrepôt), le
bâtiment To Cong, les portes Dai Thanh et Van Miêu. Tous ces bâtiments ont été
construits en bois de lim (erythrophlaeum) et autres matériaux précieux. La
structure et les arrangements architecturaux, ainsi que les décorations intérieures
témoignent du même souci de majesté et délégance.
Le temple de la Littérature a subi des
réparations à plusieurs reprises et a été agrandi par des constructions
supplémentaires, en particulier sous Minh Mang et Thieu Tri. Sous le règne de Gia Long,
la Cour navait pas encore mis sur pied les examens de Hoi (doctorat). Il
nexistait que les examens de Huong (baccalauréat), cest pourquoi il
ny a pas de stèle de docteurs datant de cette époque. À partir de Minh Mang, on
instaura les examens de Hoi. Les stèles des "docteurs méritants" furent
alors successivement érigées dans la cour du temple de la Littérature de 1831 à 1919,
dernière année où fut organisé lexamen de "Hoi", sous le règne de
Khai Dinh.
En plus dun demi-siècle, la guerre
et les intempéries ont ravagé le temple de la Littérature. Il ne reste plus, en tout,
que 34 stèles, précieux vestiges de lart, de la culture et de lhistoire.
Les 32 stèles de marbre des meilleurs
lettrés reçus aux examens sont alignées en deux rangées de chaque côté de la cour.
Elles reposent toutes sur des tortues, de marbre également. Ces stèles ne sont pas aussi
grandes que celles du temple de la Littérature de Hanoi, mais sont plus régulières et
leur forme ainsi que leurs décorations sont légèrement différentes. Elles portent les
noms, lâge et le lieu de naissance des 239 lettrés reçus aux examens de doctorat
organisés sous le règne des Nguyên.
Sur deux autres stèles sont gravés des
édits royaux. Celui de gauche, promulgué par Minh Mang le 17 mars 1836, décrète
principalement que les énuques de la Cité interdite ne pouvaient prétendre au
mandarinat. Celui de droite, promulgué par Thieu Tri le 21 décembre 1884, exposait que
les parents du roi du côté maternel ne pouvaient occuper un poste de pouvoir.
Le temple de la Littérature de Huê est
un ouvrage remarquable qui rappelle le goût pour létude, le respect pour le talent
et lérudition qui ont forgé des générations dintellectuels vietnamiens.
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